lundi 22 juillet 2013

Ambassade irak abandonnée Berlin - berlin abandonné - ambassade irak berlin




















Victime de la réunification allemande, l'ambassade d'Irak n'en porte plus que le nom.
En réalité, c'est une ruine.
Après une marche de 20 minutes depuis le S-bahn, nous apercevons enfin l'adresse.
De précédents explorateurs conseillent de s'insérer discrètement dans ce lieu diplomatique.
En effet, l'entrée est interdite car l'endroit appartient toujours bien à l'Irak.
Nous nous faufilons à pas feutrés et enjambons la barrière.
En franchissant l'entrée dépourvue de porte, on découvre un sol jonché de bris de verre.
Le street art a pris possession de la plupart des pièces.
Bien que lugubres, nous nous avançons précautionneusement vers les différentes salles.
Des vestiges de machines à écrire et autres mobiliers abandonnés parsèment l'endroit.
Malgré l'état peu rassurant de l'escalier, nous l'empruntons pour accéder aux étages supérieurs.
Plusieurs parties du bâtiment sont brûlées.
Des bandes-vidéo et autres documents écrits, éparpillés.
Comme si cette ambassade avait été quittée dans la précipitation et que ses anciens occupants avaient détruit tout ce qu'ils pouvaient.
Excepté le craquement permanent de nos pas sur les cadavres des vitres brisées, le silence peut paraître inquiétant.
Une sorte de trappe dont le fond reste mystérieux nous rend bizarrement moins curieux.
Des centaines voire des milliers de paperasses sont amassées dans une pièce exiguë.
Elles se concentrent en une sorte de tapis bosselé à la signification insoupçonnée.
Nous récoltons des pages en arabe comme reliques de cette découverte.
Des affiches à la gloire de Saddam qui foulât ce même sol quelques décennies auparavant trônent encore sur les murs.
Le sous-sol est plongé dans les ténèbres.
A tâtons, nous distinguons des caves mais l'absence de lumière aura raison de notre témérité.
La luminosité commence à baisser, signal de notre départ.

Tschaikowskistraße 51,
Berlin 13156
Prendre le S2 jusqu'à Pankow puis prendre le bus 155 jusqu'à Homeyerstr

Posté le lundi, juillet 22, 2013 par Clément Schmitt

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mercredi 3 juillet 2013














Rien à voir avec le recalage à la française.
Ce n'est pas l'absence de chemise ou un mauvais choix de chaussures qui vous fera rester dehors.
A Berlin ça on s'en fout.
Les règles sont tout autres.
Sans pour autant être bien définies, on sait surtout ce qu'il faut éviter.
La rigueur varie selon le club mais en général, elles sont valables un peu partout.
Chaque entrée est une victoire.
Chaque refoule engendre un flot d'injures.
Alors à chaque fois, c'est plan de combat et répétition générale.
On crée des plans B qui vont parfois jusqu'à la lettre E.
Voici donc quelques points qui vous éviteront de malencontreuses déconvenues.

1° Les bases
Evidemment, débarquer très alcoolisé en beuglant comme un veau est à proscrire universellement.
De même pour la prise de drogue.
Si vous arrivez avec des pupilles démesurées, attendez-vous à continuer votre trip dans la rue.

2° Le silence
Déjà, il faut la fermer.
Particulièrement si c'est pour l'ouvrir dans une autre langue que l'allemand, surtout quand on sait qu'ils privilégient les locaux.
Arrivé à la porte, ne parlez pas au videur avec qu'il s'adresse à vous.

3° En genre et en nombre
Privilégiez les petits groupes.
Pas plus de trois, si possible équilibrés en genre.
D'ailleurs, vous avez plus de chances de rentrer tout seul qu'à 3.
Être en représentation exclusivement féminine n'est pas signe de force.
Cela peut même constituer un désavantage.

4°Apprendre sa leçon
Mémorisez le nom de la soirée et aussi d'un ou deux Djs.
La question peut souvent vous être posée par un videur.
Il est également déconseillé de changer de soirée entre 3 et 5h sachant que c'est pendant cette période que les files d'attente atteignent leur apogée.
Une fois refoulé, inutile d'insister, faites demi-tour.
A moins de parler allemand et d'expliquer à votre ennemi du soir pourquoi vous devriez être sur la guest-list alors que vous n'y êtes pas.

5° Le dress code
Maintenant, la question vestimentaire.
Il faut faire attention au thème de la soirée en cas de dress code particulier.
Encore une fois, chaque club à son petit dada.
Au Berghain, ce sont les vêtements sombres et sobres qui priment.
Une fouille au corps plutôt poussée est également exécutée pour la recherche de stupéfiants.
Plutôt paradoxal, quand on sait que le club est connu pour être un supermarché de la drogue.
Au Kit Kat Club, c'est cuir ou rien pour certaines nuits mais quoi qu'il arrive il faut toujours arriver avec un détail fantaisiste.
Au About Blank, ce n'est pas le bon endroit pour être excentriques
Arborez une tenue neutre et surtout non engagée ou explicite.
On m'y a d'ailleurs condamné pour sexisme et donc refusé l'entrée à cause de mon t-shirt sur lequel une femme dénudée prend la pause.

6° Suivez le guide 
Pour se tenir au courant: ResidentAdvisor.
Répertoire bien fourni des soirées de la semaine avec line-up, adresse et tarif.
Certaines offrent des préventes, ne vous en privez pas.
Sésame pour éviter un rejet ainsi qu'une longue attente.

Ces conseils ne sont pas la garantie d'une entrée certaine.
Mais ils vous préviennent d'une sortie assurée.

Posté le mercredi, juillet 03, 2013 par Clément Schmitt

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