mardi 27 août 2013


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A Berlin, vous ne trouverez pas un seul jour sans un club pour faire la teuf.
Cependant, la plupart des boîtes sont bien meilleures certains soirs pour plusieurs raisons.
Voici donc un petit guide subjectif et non exhaustif selon mes expériences.

Lundi

Cela reste un des jours les plus calmes, la raison évidente étant l'activité passée du week-end.
Pourtant en été, il y a toujours 3 ou 4 clubs qui gardent une salle ouverte.
Le Chalet et sa secret line-up fut souvent une bonne surprise.
Un tarif réduit entre 5 et 7€, le jardin est ouvert et toujours pas mal de monde.
Ensuite, le Club der Visonaere.
La grande terrasse qui donne sur la Spree est toujours attractive et c'est l'endroit parfait pour un début de nuit relax ou pour "chiller" en fin de soirée.

Mardi

Le mardi, c'est le soir des clubs "hype" comme le Weekend et le Cookies.
Ou bien des boîtes en mal de fréquentation comme le MIKZ ou le Lichtpark.
Autant dire une soirée où il est préférable de se reposer, sauf évènement particulier.

Mercredi

Le mercredi, ça commence à devenir vraiment intéressant.
Le Tresor propose un tarif à 5€ pour sa soirée New Faces.
C'est la seule nuit de la semaine hors week-end où ils ouvrent la salle du bas, condition sine qua none pour profiter du club à sa juste valeur.
En été, le Ritter Butzke fait son Wednesday BBQ.
Entrée gratuite avant 23H, 5€ ensuite.
Je conseille juste pour le barbecue qui prend place dans l'espace extérieur
Bonne côte de boeuf grillée, pomme de terre au feu de bois et salade, le tout sur fond d'électro.
Par contre, si le cadre est excellent pour une soirée bouffe, je déconseille si vous prévoyez une nuit violente.
En effet, toutes les salles sont fermées à part le jardin et le club ferme à 3H.
Les autres clubs qui bougent bien le Mercredi : Suicide Circus et Chalet.

Jeudi

Le jeudi, je recommande fortement le Golden Gate et sa soirée underground à 8€.
Même si on peut le trouver un peu glauque, l'ambiance de ce club est vraiment folle.
Une fois de plus, attention au videur.
Par ailleurs, le jeudi permet aux amateurs de Drum 'n' Bass et de Dubstep de trouver leur compte.
Le About Blank propose la soirée Impulse Dubstep tous les jeudi pour 5€.
Tandis que la Cassiopeia offre de l'excellente Drum avec notamment le génial DJ Upzet.

Vendredi

Le vendredi, place aux choses sérieuses.
Si vous voulez tenter le Kit Kat Club, c'est le jour le plus soft car ils proposent des soirées sans dress code donc plus faciles d'accès que les nuits à thèmes du Samedi.
Evitez le Berghain car seul le Panorama Bar est ouvert.
C'est un bon jour pour commencer le week-end crescendo en allant au Renate ou au Ritter Butzke.
Deux excellents clubs au décor génial et aux salles multiples qui diffusent de l'électro dansante et accessible.

Samedi

Là, vous avez le choix.
La nuit la plus active de la semaine.
Chaque club ouvre toutes ses salles et propose sa meilleure programmation.
Difficile de hiérarchiser mais le Kater Holzig et le Sisyphos prennent la tête.
Même si on s'y plaît autant le vendredi et le dimanche, il s'y dégage une atmosphère particulière.
Comme dit plus haut, le samedi est le seul jour où la vraie salle du Berghain est ouverte et où les monstres de DJ tels que Ben Klock et Marcel Dettmann sont à l'affiche.
Le samedi, on s'oriente aussi principalement selon les DJ du soir, seul critère possible pour faire un choix parmi la cinquantaine de soirées à disposition.
Autres clubs à faire : le Suicide Circus, le Stadtbad et le Tresor.

Dimanche

Le dimanche vaut surtout pour les open air en été.
Le Badeschiff et sa piscine dans la Spree est un régulier et une valeur sure.
Les parcs sont aussi le théâtre de petits concerts en plein air ou de boeufs improvisés.
Pour le reste, ce sont des soirées commencées le Samedi comme au Berghain ou au Kater qui finiront le Lundi matin.

Comme vous pouvez le voir, le choix est pléthorique et se diriger vers le club approprié lorsque l'on débarque pour quelques jours n'est pas forcément chose aisée.
Si j'espère que ce guide vous sera utile n'hésitez pas à consulter ResidentAdvisor pour des renseignements complémentaires.
Sur ce, bonne teuf.



Posté le mardi, août 27, 2013 par Clément Schmitt

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lundi 12 août 2013

Marché couvert Kreuzberg, street food berlin, marché berlin














Le jeudi soir, de 17H à 22H.
Le marché couvert de Kreuzberg, qui célèbre spécialités variées et exotiques, vous ouvre ses portes.
Comme TodayChef, la nourriture est de qualité avec un grand nombre de jeunes chefs créatifs.
Une dizaine de pays propose ses produits dépaysants.
Asiatiques, africaines, scandinaves, beaucoup de saveurs sont à découvrir.
Sous la forme de petits stands, on bave devant les plats aux particularités appétissantes.
On vaque donc d'une case à une autre pour déguster les différents mets locaux.
Tout est fraîchement préparé devant vous.
Salé comme sucré, le résultat est très souvent succulent.
Des tables sont mises à dispositions pour savourer vos découvertes tranquillement.
Mais la foule se faisant de plus en plus dense chaque semaine, essayez devenir assez tôt pour bénéficier de places assises.
Dernière précision concernant le prix, ce n'est pas donné (pour Berlin).
Comptez 10€ si vous voulez manger à votre faim en cumulant ces petites portions finement cuisinées.

Markthall 9.
Eisenbahnstrasse 42
Arrêt Schlesisches tor (U1)

Posté le lundi, août 12, 2013 par Clément Schmitt

Pas de commentaire

lundi 22 juillet 2013

Ambassade irak abandonnée Berlin - berlin abandonné - ambassade irak berlin




















Victime de la réunification allemande, l'ambassade d'Irak n'en porte plus que le nom.
En réalité, c'est une ruine.
Après une marche de 20 minutes depuis le S-bahn, nous apercevons enfin l'adresse.
De précédents explorateurs conseillent de s'insérer discrètement dans ce lieu diplomatique.
En effet, l'entrée est interdite car l'endroit appartient toujours bien à l'Irak.
Nous nous faufilons à pas feutrés et enjambons la barrière.
En franchissant l'entrée dépourvue de porte, on découvre un sol jonché de bris de verre.
Le street art a pris possession de la plupart des pièces.
Bien que lugubres, nous nous avançons précautionneusement vers les différentes salles.
Des vestiges de machines à écrire et autres mobiliers abandonnés parsèment l'endroit.
Malgré l'état peu rassurant de l'escalier, nous l'empruntons pour accéder aux étages supérieurs.
Plusieurs parties du bâtiment sont brûlées.
Des bandes-vidéo et autres documents écrits, éparpillés.
Comme si cette ambassade avait été quittée dans la précipitation et que ses anciens occupants avaient détruit tout ce qu'ils pouvaient.
Excepté le craquement permanent de nos pas sur les cadavres des vitres brisées, le silence peut paraître inquiétant.
Une sorte de trappe dont le fond reste mystérieux nous rend bizarrement moins curieux.
Des centaines voire des milliers de paperasses sont amassées dans une pièce exiguë.
Elles se concentrent en une sorte de tapis bosselé à la signification insoupçonnée.
Nous récoltons des pages en arabe comme reliques de cette découverte.
Des affiches à la gloire de Saddam qui foulât ce même sol quelques décennies auparavant trônent encore sur les murs.
Le sous-sol est plongé dans les ténèbres.
A tâtons, nous distinguons des caves mais l'absence de lumière aura raison de notre témérité.
La luminosité commence à baisser, signal de notre départ.

Tschaikowskistraße 51,
Berlin 13156
Prendre le S2 jusqu'à Pankow puis prendre le bus 155 jusqu'à Homeyerstr

Posté le lundi, juillet 22, 2013 par Clément Schmitt

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mercredi 3 juillet 2013














Rien à voir avec le recalage à la française.
Ce n'est pas l'absence de chemise ou un mauvais choix de chaussures qui vous fera rester dehors.
A Berlin ça on s'en fout.
Les règles sont tout autres.
Sans pour autant être bien définies, on sait surtout ce qu'il faut éviter.
La rigueur varie selon le club mais en général, elles sont valables un peu partout.
Chaque entrée est une victoire.
Chaque refoule engendre un flot d'injures.
Alors à chaque fois, c'est plan de combat et répétition générale.
On crée des plans B qui vont parfois jusqu'à la lettre E.
Voici donc quelques points qui vous éviteront de malencontreuses déconvenues.

1° Les bases
Evidemment, débarquer très alcoolisé en beuglant comme un veau est à proscrire universellement.
De même pour la prise de drogue.
Si vous arrivez avec des pupilles démesurées, attendez-vous à continuer votre trip dans la rue.

2° Le silence
Déjà, il faut la fermer.
Particulièrement si c'est pour l'ouvrir dans une autre langue que l'allemand, surtout quand on sait qu'ils privilégient les locaux.
Arrivé à la porte, ne parlez pas au videur avec qu'il s'adresse à vous.

3° En genre et en nombre
Privilégiez les petits groupes.
Pas plus de trois, si possible équilibrés en genre.
D'ailleurs, vous avez plus de chances de rentrer tout seul qu'à 3.
Être en représentation exclusivement féminine n'est pas signe de force.
Cela peut même constituer un désavantage.

4°Apprendre sa leçon
Mémorisez le nom de la soirée et aussi d'un ou deux Djs.
La question peut souvent vous être posée par un videur.
Il est également déconseillé de changer de soirée entre 3 et 5h sachant que c'est pendant cette période que les files d'attente atteignent leur apogée.
Une fois refoulé, inutile d'insister, faites demi-tour.
A moins de parler allemand et d'expliquer à votre ennemi du soir pourquoi vous devriez être sur la guest-list alors que vous n'y êtes pas.

5° Le dress code
Maintenant, la question vestimentaire.
Il faut faire attention au thème de la soirée en cas de dress code particulier.
Encore une fois, chaque club à son petit dada.
Au Berghain, ce sont les vêtements sombres et sobres qui priment.
Une fouille au corps plutôt poussée est également exécutée pour la recherche de stupéfiants.
Plutôt paradoxal, quand on sait que le club est connu pour être un supermarché de la drogue.
Au Kit Kat Club, c'est cuir ou rien pour certaines nuits mais quoi qu'il arrive il faut toujours arriver avec un détail fantaisiste.
Au About Blank, ce n'est pas le bon endroit pour être excentriques
Arborez une tenue neutre et surtout non engagée ou explicite.
On m'y a d'ailleurs condamné pour sexisme et donc refusé l'entrée à cause de mon t-shirt sur lequel une femme dénudée prend la pause.

6° Suivez le guide 
Pour se tenir au courant: ResidentAdvisor.
Répertoire bien fourni des soirées de la semaine avec line-up, adresse et tarif.
Certaines offrent des préventes, ne vous en privez pas.
Sésame pour éviter un rejet ainsi qu'une longue attente.

Ces conseils ne sont pas la garantie d'une entrée certaine.
Mais ils vous préviennent d'une sortie assurée.

Posté le mercredi, juillet 03, 2013 par Clément Schmitt

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samedi 8 juin 2013















Le meilleur de tous.
Je ne lui ai encore trouvé aucun inconvénient sinon de ne pas être ouvert tout le temps.
Mais commençons par la découverte.
Après s'être fait recaler du Berghain, nous partons en taxi au plan B.
Direction le Sisyphos.
Club dont tout le monde me parle depuis des mois.
Il n'est ouvert que lorsque le climat devient clément et de façon irrégulière.
Environ une semaine sur deux.
Mais lorsqu'ils ouvrent, ils font les choses bien.
Un marathon de 5 jours commence à partir de ce soir, mardi, jusqu'au lundi matin.
Des mini bus sont spécialement affrétés au départ d'Ostkreuz pour remplir le club.
Prévoyez d'arriver très tôt ou très tard.
La politique d'entrée est souple mais la foule est plus dense que jamais.
Ici tout est relax, on peut arriver en short et en tongs sans craindre les remontrances du videur.
A court de monnaie, le préposé ma laisse même troquer mon vestiaire contre 4 cigarettes.

A peine après avoir franchi la porte, on reste scotché.
L'espace extérieur est immense et déjanté.
Un énorme camion trône à coté d'une petite fontaine et d'un ponton.
Au volant ou sur le capot, on s'amuse comme des gosses.
Le toit permet d'avoir une vue panoramique.
Des canapés, chaises et transats sont éparpillés.
A peine le temps de prendre une bière, un spectacle de feu fait rage.
Des flammes jaillissent, éclairant la foule quelques instants.
On dirait plus un festival qu'un club tant le terrain de jeu est vaste.
De la bouffe est dispo sur place, pizzas et autres aliments gras.
Véritable bénédiction pour la dalle croissante de fin de soirée.
Le jour se joint à la fête et une sono est installée dans le jardin.
On remarque alors une proportion de personnes sous substances exceptionnellement élevée.
N'en soyez donc pas choqué mais autant être prévenu.
On peut jongler entre intérieur et extérieur.
La vive luminosité du soleil levant contraste avec la lumière blafarde des chiottes dégueulasses à l'odeur pestilentielle.
A l'intérieur même topo : c'est du gros niveau.
Une grande salle diffuse de la techno envoûtante, presque hypnotisante.
Les passages violents alternent avec des moments étonnamment calmes et magnétiques.
Deux autres salles sont à découvrir en plus d'une salle extérieure plus electro.

On n'arrive pas à se décider à partir tellement tout est fait pour rester.
C'est le genre d'endroit où on perd complètement la notion du temps.
On se promène, on danse, on se pose, on discute, on repart.
Lorsqu'on se retrouve percher sur le sommet de notre camion préféré pour un petit moment de répit, on s'amuse à observer l'ensemble.
Presque irréel, tant il paraît impossible de contempler un tel bordel en France.
N'oubliez pas de vous faire tamponner une deuxième fois en partant au cas où l'envie de revenir vous prendrait.
Un tatouage toujours visible est synonyme d'exemption de queue et d'un tarif réduit à 5e.


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Hauptstraße, 10317 Berlin(Lichtenberg)
Arrêt Ostkreuz puis navette Sisyphos.

Posté le samedi, juin 08, 2013 par Clément Schmitt

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mardi 28 mai 2013

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Ça sonne très touristique.
Je vais pourtant essayer de l'être le moins possible.
Tout le monde connaît les principales têtes d'affiche.
La porte de Brandebourg, le mémorial juif, le mur de Berlin ...
Je ne m'attarderai pas sur l'histoire de ces "must see".
Des dizaines de guides vous l'expliqueront mieux que moi.
Autant aborder ce qui n'est pas dans le bouquin.
Voici donc les incontournables, agrémentés de quelques détours insolites qui pimenteront un peu la visite classique.

Commençons par le plus connu, visité, discuté.
Le mur de Berlin, et plus précisément la East Side Gallery.
Vestige du rideau de fer long d'1,2Km.
Mais aussi terrain d'expression de dizaines d'artistes venu imprimer leur ressenti.
Amputé il y a quelques semaines pour construire des hôtels de luxe.
Comptez une grosse demi-heure pour longer ce pan.
Sachant que, comme dans un musée où la curiosité est intacte dans les premières minutes, où chaque oeuvre est finement observée, on presse toujours un peu plus le pas vers la fin.
Au bout, ne vous arrêtez pas en si bon chemin, continuez tout droit.
Après un rat finement dessiné, pénétrez dans le Yaam, sur votre gauche.
Vous débarquez dans un grand squat jamaïquain, menacé de destruction depuis plusieurs mois pour les mêmes raisons que son voisin le mur.
Soccer, volley, basket, les terrains de jeu sont variés.
Au bord de la Spree, hamacs, transats et grands bancs sont étalés sur une plage aménagée.
Une sono diffuse un reggae qui colle parfaitement à l'atmosphère.
Des concerts sont organisés en soirée.
Des grands blacks viennent souvent taper la discut'.
Très amicaux, mais la plante magique arrive rapidement dans la conversation.
Bref, lieu idéal pour passer une petite heure en toute décontraction.

En sortant*, vous tomberez sur la Ice Factory.
Faisant partie de nombreux endroits abandonnés après la chute du mur, son décor chaotique vaut le coup d'oeil.
Prendre une bière sur le toit avec le coucher de soleil est un régal.
Pour finir**, à une centaine de mètres, vous apercevrez le plus grand squat de Berlin.
Ouvert au public, un petit détour s'impose pour découvrir ce mode de vie alternatif.
On se demande comment les installations tiennent encore debout.
Le mobilier et le décor sont entièrement faits de matériau de récup'.
La façade arbore un revêtement de graffitis absolument bluffant.
Si vous avez encore un peu de ressources, retournez vers Warschauer str.
En contrebas, vous avez l'occasion de déambuler dans le "Raw"***.
Dans ce quartier entièrement taggué, le dépaysement est total.
4 boites de nuit y font régner la fête le soir venu.
En journée, des terrasses et marchés occupent ces larges avenues défraîchies.

Si la faim se fait sentir, vous n'êtes qu'à une station de métro d'un des meilleurs burgers de la ville.
Arrêt Schelsiches Tor pour le Burgermeister.
Ne vous laissez pas décourager par la queue mais l'attente peut excéder les 30 minutes à l'heure de pointe.
Pour commencer la soirée tranquillement, vous n'êtes pas loin du bar loufoque le Madame Claude.
Parfait pour siroter quelques verres dans ce décor hors du commun où tout est à l'envers.
Évidemment, je ne peux terminer ce guide sans vous conseiller un club où passer la nuit.
Au choix, selon les goûts.
Berghain pour les plus courageux, Tresor pour la violence sonore, Kit Kat pour l'expérience ou Kater Holzig pour le décor.
Rendez-vous le lendemain matin pour une deuxième journée de découverte.


*Continuez sur la même route et tournez à gauche, marchez une centaine de mètres et tournez à droite après le pont. Vous verrez un grillage transpercé en contrebas.

**Prenez la rue à droite en sortant puis continuez tout droit et traversez la rue.

***En sortant du S-bahn ou du U-bahn, traverser le pont, vous verrez un escalier sur votre droite,  qui descend sur le raw.



Posté le mardi, mai 28, 2013 par Clément Schmitt

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vendredi 17 mai 2013

Kater Holzig, Kater holzig berlin, boite berlin, berlin la nuit











Ah le Kater.
Dans mon top 5.
Pour plusieurs raisons.
Mais déjà il faut rentrer.
L'exigence est de mise. Mon record de recalages après le Berghain.
En cause : la femme en charge de la sélection.
Perfide.
Astuce pour s'assurer une entrée en douceur : réserver un repas au restaurant.
Parce que oui, en plus d'être une des boîtes les plus réputées, vous pouvez même y manger avant d'y passer la nuit.
Mais pas seulement.
Spectacles et pièces de théâtre animent également cet endroit décidément versatile.
En cas de venue classique, évitez de débarquer trop tard.
Ils ne laissent tout simplement plus entrer personne s'il y a trop de monde à l'intérieur.
Dernier conseil, renseignez-vous sur le nom de la soirée et du DJ.
Une mauvaise réponse est éliminatoire.

Passé le contrôle, on découvre l'immense façade.
Berlin dans toute sa splendeur.
Une tête de chat éborgné et de multiples grafs en tous genres ont pris possession des murs.
La décrépitude de cette ancienne usine de savon lui confère une aura particulière.
Toujours à l'extérieur,  une petite cabane transpercée par les basses attire mon attention.
Ce chalet de 4 mètres sur 2 est surprenant.
Je déconseille aux clostros.
Entassés à 20 dans cette case exiguë, on se laisse porter par les fluctuations du groupe compact et suintant.
Au milieu d'une fumée épaisse, les courageux barmen distribuent sucettes et shoots à qui ouvrira la bouche.
Très drôle pour ouvrir ou terminer la soirée mais on n'y reste pas des heures.
Passée cette attraction, on s'enfonce dans les dédales du club.
Le décor est incroyable, au moins quatre salles différentes, plusieurs étages.
Le rendu sonore est très bon sans être assourdissant, on se balade avec plaisir.
C'est le genre de club où est content d'aller et qui assure excellent Dj et lieu hors du commun.
Surtout si on n'est pas d'humeur à affronter la violence et le côté glauque des clubs comme le Tresor et le Berghain.
Les coins de repos y sont aussi pour quelque chose.
On escalade, on rampe.
On dégotte un petit point de vue surélevé.
Parfait le temps d'un break pour observer la foule électrique.
A l'instar de boîtes comme le Wilde Renate, le son est plus dansant, la discussion est possible.
On peut se poser, changer d'ambiance selon les salles.
C'est aussi un bon compromis pour ramener des potes en visite, pas féru d'électro/techno.
Quand le jour se lève, on apprécie la ronde conviviale autour d'un feu improvisé dans un baril.
Moment signifiant souvent une fin de soirée qui s'achève en douceur.





Kater Holzig
Michaelkirchstr. 23
Arrêt Ostbahnof ou Heinrich-Heine-Straße (U8)

Posté le vendredi, mai 17, 2013 par Clément Schmitt

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mercredi 8 mai 2013



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De jour comme de nuit, Berlin est unique.
C'est une atmosphère plutôt indescriptible.
C'est un état d'esprit, une manière de vivre, une mentalité, une liberté.
Un sentiment de bien-être général.
Ce sont ces petits détails qui font la différence.
Se trimbaler avec une bière à la main un peu partout.
Rentrer dans les petites épiceries mutli-services ouvertes de jour comme de nuit.
Acheter des cigarettes au même prix quel que soit l'endroit : épiceries, bars, boîtes, stations-service...
Berlin regroupe tous les avantages d'une capitale sans les inconvénients.
C'est une ville où ne vous sentez ni jugé ni observé.
Pas de stress, de bousculade, d'étouffement comme on peut le sentir à Paris.
Pas de tensions ni de bastons. Je vous mets au défi de trouver une embrouille.
Berlin est immunisé.
Fini les branleurs qui te les cassent et les merdeux provocateurs.
Comme si un halo entourait la ville. Protecteur des cons et de la violence.
Pas de crainte en rentrant à 5h seul et éméché dans la rue.
Je ne vous encouragerais pas à laisser votre bien-aimée gambader dans la rue à n'importe quelle heure.
Mais presque.

Berlin c'est aussi visites, parcs et Histoire.
C'est une capitale qui regorge de découvertes.
Doté d'un patrimoine culturel et historique sans égal, les fanas de galeries et musées seront gâtés.
Une foule de restaurants où on mange très bien pour une dépense inférieure à 10€.
Une ville immense, bien plus grande que Paris.
Des quartiers bien distincts. Chacun une particularité, une ambiance singulière.
Pas de vrai centre donc mais plein de petites villes imbriquées qui créent ce cosmopolitisme étonnant.
On part du quartier gay, pour traverser le quartier riche, continuer sur le quartier turc pour s'arrêter dans le quartier punk.
Ces déplacements, on les doit aux transports en commun qui sont aussi chers* que pratiques.
Le week-end, U-bahn S-bahn, trams et bus tournent 24H/24.
Du vendredi au dimanche soir.
Un confort non négligeable pour les retours de soirées à l'autre bout de la ville.
Si vous vous perdez, peu de chances de ne pas croiser des jeunes qui vous remettront sur le droit chemin.
En cas de désorientation prononcée, les taxis sont toujours en nombre et plutôt bon marché.

Enfin, difficile de dresser le portrait de Berlin sans évoquer la vie nocturne.
La capitale de la fête en Europe qui compte plus de 200 boîtes de nuit.
Vous pouvez donc changer de lieu à votre guise tous les week-ends si vous le souhaitez.
Difficile de voir la fermeture particulièrement si on a fait l'ouverture.
Un capital sommeil parfois proche du néant.
L'amplitude horaire et la cadence des soirées requièrent une solidité physique particulièrement exigeante.
Il ne faut donc pas hésiter à se mettre des barrières.
Sinon, on peut vite tomber dans une spirale de fête sans limite qui peut se révéler nocive sur le long terme.
Surtout avec des consommations au prix dérisoire en boîte.
Surtout avec la circulation et l'accès facile aux drogues de toutes sortes.
Surtout parce que vous aurez toujours des soirées à disposition du Lundi au Dimanche.
Vous l'aurez compris, Berlin c'est une ville en mouvement, agitée et surprenante.
C'est une ville drôle et tolérante.
C'est une ville où l'ennui n'existe pas.
C'est une ville où l'on veut vivre.
Longtemps.


*2,40€ le ticket, 70€/mois



Posté le mercredi, mai 08, 2013 par Clément Schmitt

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dimanche 28 avril 2013

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Le dimanche à Berlin, c'est bien.
Surtout l'été.
Les open airs fleurissent.
Les filles se dévêtissent.
C'est le moment d'explorer la multitude de brunchs.
Pour un budget compris entre 5 et 10€, il y a de quoi se gaver.
Pour l'atmosphère punk, direction le brunch vokü.
Assoc à but non lucratif, très peu cher et convivial : c'est l'endroit idéal pour bien manger tout en découvrant un lieu à part.
Pour une ambiance sympa, rendez-vous à la Schwarze pumpe.
Du choix, des tables en terasse, un décor surprenant.
Mais le must, ça reste le barbeuc.
Parce que oui, à Berlin les barbecues dans les parcs ont le feu vert.
En route pour l'incontournable Mauerpark.
Temple des Berlinois.
Rien de mieux pour un lendemain de soirée compliquée.
Arrivé à Eberswalder, suivez l'afflux de badauds qui s'y rend.
Un grand marché aux puces borde l'étendue verte.
La foule est dense mais n'oppresse pas.
On y trouve de tout et pour pas cher.
Bibelots, déco, vélo.
Un peu plus loin un karaoké.
Massés dans une arène autour d'un chanteur éphémère, on applaudit ou on s'eclaffe mais on ne se moque pas.
Des musiciens disséminés le long du parc créent différentes ambiances.
Certaines surréalistes, comme cet artiste anonyme qui manie un instrument d'un autre monde.
Les notes qui s'en échappent forment une mélodie hypnotisante.
Des jongleurs, acrobates et slacks-liners complètent le tableau.
Les familles fument un spliff comme elles dégusteraient un sandwich lors d'un pique-nique.
Petits en grands forment un tout agréable, autour duquel émane un bonheur simple et savoureux.
On déambule et on s'y sent bien.

Pour plus de sensations, les open airs.
Ces espaces de fête à ciel ouvert incarnent en grande partie les réjouissances estivales.
Au bord de la Spree, sous le métro ou sur une plage aménagée, tous les endroits sont propices à ces distractions hors du commun.
Le DJ installe sa platine sous le soleil.
C'est parti pour une après-midi de sets. Qui se prolongera dans la nuit pour les plus mordus.
Danser ou s'affaler dans l'herbe, au choix selon l'humeur.
Le décor du jour a son charme.
Des bancs surdimensionnés font face à un bus retraité 
Des voitures recouvertes de gazon servent de canapés de fortune.
Autour d'une bière, nous nous laissons bercer par cet univers surprenant.
Le soleil baille, nous l'imitons, vivement le week-end prochain.





Brunch voku : Kirche von Unten (KvU), Kremmener Str. 9-11. Vers 13h. 2-5€
Scharwze pumpe : Choriner Straße 76, 10H-15H, 5€ à volonté.

Posté le dimanche, avril 28, 2013 par Clément Schmitt

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jeudi 18 avril 2013

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Le padel. Mix entre le tennis et le squash.
Ce sport se joue exclusivement en double, à 4 joueurs donc.
Un Berlinois tombe amoureux de cette activité très populaire en Amérique du sud.
Il décide d'importer le concept à Berlin.
Dans un hangar perdu au milieu de nulle part, il construit lui-même son terrain.
Je tombe sur son site web et décide de tenter l'expérience.

Posté le jeudi, avril 18, 2013 par Clément Schmitt

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samedi 13 avril 2013

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Son nom peut donner lieu à certains quiproquos.
Mais une chose est sûre après avoir passé une soirée là-bas.
Il n'y en aura pas d'autres.
Située au douzième étage d'un immeuble à Alexanderplatz, le Weekend Club vante sa vue imprenable et ses soirées folles.
Déjà peu excité à l'idée d'y passer une soirée de par sa réputation, je me laisse trainer par Pigeon qui nous assure que le DJ du soir fera la différence. 

Posté le samedi, avril 13, 2013 par Clément Schmitt

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jeudi 4 avril 2013

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Non loin de Rosenthaler platz se trouve la Weinerei.
La personne entame son refrain lorsque vous vous présentez au bar.
L'entrée coute 2 €. Un verre vous est remis.
Remplissez-le à votre guise.
Une dizaine de bouteilles de vin sont mises à disposition.
Rouge, blanc, rosé. Il y en a pour tous les goûts. 

Posté le jeudi, avril 04, 2013 par Clément Schmitt

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mercredi 27 mars 2013

Pour lire la première partie, c'est ici :  Berghain : Nein

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Un samedi de février, je tente pour la huitième fois.
Un groupe de potes est en visite.
Le week-end fut violent. 

Tresor, Suicide Circus, Kit Kat Club : un enchaînement remarquable.
Finir en beauté par la Berghain s'impose.

Problème. Cette soirée rassemble le gratin des DJs pour une nuit très attendue. 
Klock, Dettmann, Fengler, tous les residents sont de sortie.
La sélection n'en sera que plus rude.
C'est comme si après avoir échoué plusieurs fois à pénétrer cette forteresse, un obstacle supplémentaire se dressait, la rendant encore moins accessible.

Le chemin étant désormais familier, nous croisons la file de taxis docilement alignés à proximité.

Tels des charognards ils attendent les victimes certaines du bourreau Sven.
Nous découvrons avec stupeur un amas de gens sans précédent.
Honte à nous, nous décidons de gruger lamentablement.
Avec un talent comparable à Steven Seagal, nous feignons rechercher quelqu'un.
Nous nous insérons l'air de rien.
Une Française nous fait remarquer que nous sommes des gros veaux.
Je me sens comme un enfant pris sur le fait.
Mais la sucette déjà en bouche, il est trop tard pour y renoncer.
Nous lâchons quelques excuses aussi plates que vaseuses mais nous restons à notre place.


Nous sommes à 20 min du verdict.
Deux filles sont à mes côtés, je suis habillé en noir, je n'ai pas de capuche.
Jamais eu autant d'atouts de mon coté.
Le groupe juste devant nous se fait balayer d'un revers de main tatouée.
Leurs mines déconfites font remonter à la surface de récentes terreurs nocturnes.
Je laisse les filles se mettre en valeur et reste donc légèrement en retrait.
Sven fait durer le suspense et nous fait patienter plusieurs minutes en silence.

Il nous indique finalement une direction qui m'était jusque-là inconnue.
Une voix puissante crie victoire en mon for intérieur, 

Je reste néanmoins de marbre lorsque je frôle le visage balafré de mon ancien bourreau avant de m'enfoncer dans les entrailles du club.

Une masse chauve aux yeux suspects me fouille consciencieusement.
J'acquiesce docilement lorsqu'il m'avertit d'un oeil sec que la prise de photo est criminelle.

Nous accédons enfin au dancefloor après avoir gravi un escalier en zigzague.
La hauteur de plafond rend la perspective étourdissante. 

Le poster central est révélateur. Un individu courbé montre son orifice.
C’est à l’image du lieu : un endroit sombre qui doit être exploré avec précaution.
Je contemple longuement le spectacle qui s'offre à moi. 
J'en profite au cas où Sven me rattrape pour me dire qu'il s'est trompé.

La musique est bonne, excellente même.
Les Funktion One, en plus de l'architecture si particulière de la salle, permet un rendu sonore spectaculaire.
Délicieusement puissant mais incroyablement pur.
La foule est follement réceptive et en symbiose avec l'artiste
Je me dis finalement que cette sélection à l'entrée, à la limite de la barbarie, a l'avantage de garder un public passionné.
Tout le monde applaudit à la fin des sets. Fait assez rare pour être souligné.
Après plusieurs heures à s'agiter sur cette techno de qualité, je me lance dans mon hobby favori.
Partir à la découverte de la boîte.
Je demande où se situe le LabOratory juste pour être sûr de ne pas descendre le mauvais escalier.
En parcourant les différents dédales, je remarque une population hétéroclite désarmante.
Bretelle-moustache, trash-sado, cuir-dentelle ou nu, chacun se révèle tel qu'il est.
C'est aussi ça Berlin.
Tous les supposés excentriques, marginaux ou originaux s'y rassemblent.
Tout le monde les accepte, ou tout du moins s'en fout.
Je tombe sur une rangée des fameuses darkrooms.
Les activités qui s'y passent sont diverses et variées.
Certains se reposent, dorment même, d'autres discutent, plusieurs s'emboitent.
Un chauve inspire frénétiquement sa poussière blanche, face contre terre, pendant que son coéquipier lui martèle l'arrière.
C'est comme déambuler dans une galerie où les tableaux se dévoilent les uns après les autres.
Chacun révèle une scène surprenante et singulière.
Ici, ce sont des cloisons qui séparent ces peintures surréalistes.

L'appel de la vessie me pousse à visiter les toilettes.
Malgré la farandole de chiottes, un seul connaît un succès particulier.
On se croirait à la boulangerie un dimanche matin.
Une dizaine de personnes patientent tranquillement en faisant la queue pendant que les autres restent jalousement inoccupés.
Parce que oui, inutile de vous dire que si certains tiennent la soirée sur 3 jours, ce n'est pas de manière naturelle.
Je vous laisse imaginer la foule de hiboux que vous fera face si vous allez vous y balader un Dimanche soir.
En ayant assez vu, je pars explorer le dernier étage, le Panorama Bar.
Moins violent à première vue.
Une population plus conventionnelle, toute proportion gardée.
Un personnage tout droit sorti de Trainspotting transpire à grosses gouttes.
Les yeux creusés et vitreux. Le visage jauni par la fatigue et les produits.
Il s'effondre à intervalles réguliers mais se relève inexorablement?
Je n'ose imaginer le nombre d'heures successives que son corps vient d'enchainer.
Un corps dont les limites ont été largement dépassées mais qui parvient à survivre artificiellement.

Il est 9H, les salles ne désemplissent pas.
L'expérience fut à la hauteur de mes espérances mais il est temps de revoir le jour.



Posté le mercredi, mars 27, 2013 par Clément Schmitt

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dimanche 24 mars 2013

Ice factory Berlin, bons plans Berlin, bonnes adresses Berlin, Berlin pas cher, visiter Berlin













Au sommet d'un bâtiment d'un autre temps, nous apercevons une grande cheminée.
Privée de portes et de fenêtres, cette ancienne usine à glace apparaît fantomatique.
La visite nocturne est à proscrire.
Après avoir franchi le grillage éventré, je manque de me faire doucher par un individu qui se soulage du premier étage.
À l'intérieur, le néant contraste avec la taille de l'espace.
Seuls des bris de verre et des déchets en tous genre peuplent le sol.
Chaque pas est exécuté précautionneusement.
Plus loin, nous discernons le fantôme des machines archaïques.
Abandonnés quelques décennies auparavant, les mécanismes aux rouages perclus de rouille semblent figés dans le temps. 
Peu rassurant, le sous-sol gardera ses secrets

A l'étage, quelques graffeurs exercent leur art sur les murs fatigués.
Le cadavre d'une balançoire bricolée s'agite au-dessus de nos têtes. 
Le cliquetis sinistre des chaines orphelines résonne avec insistance.
En continuant sur la gauche, nous déboulons sur une pièce.
Sans la présence du matelas, on ne saurait distinguer si cette case ravagée sert de chambre, de poubelle ou de chiottes.
Sur le toit, un beau panorama du quartier se dévoile.
Nous laissons notre esprit vagabondé quelques instants avant de quitter ces ruines obscures et énigmatiques.



S Bahn: Ostbahnhof
Au bout de l'east side gallery tournez à gauche puis à doite après avoir traversé le pont.

Posté le dimanche, mars 24, 2013 par Clément Schmitt

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jeudi 21 mars 2013


Lunte Berlin, die lunthe, Lunte Neukolln, Voku Berlin, berlin pas cher, bons plan berlin
Prononcez Fokou.
Peut être grossièrement traduit par soupe populaire.
Situé dans le quartier branché de Neukölln, l'endroit a des allures clairement anarchistes.
20h, chaque jeudi soir. Un repas avec plat unique est mis à disposition.

Posté le jeudi, mars 21, 2013 par Clément Schmitt

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mardi 19 mars 2013

Le ministère de la Sécurité d’État dit la Stasi, était le service de police politique, de renseignements, d'espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande (RDA) créé le 8 février 1950. (Source: Wikipédia)


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La guerre froide.
Période sombre et terrifiante.
Vestige glaçant de cet affrontement sous silence, la prison politique de Berlin fait froid dans le dos.
Les agents de la Stasi ont une mission. 
Traquer les opposants au régime instauré par l'armée rouge à Berlin Est pendant la guerre froide
Imaginez.
Vous êtes capturé dans la rue.
Plusieurs raisons possibles.
Soit vous êtes soupçonné de complot
Soit 25 personnes viennent de périr à l'intérieur, il faut donc trouver 25 remplaçants.
La loi des quotas. Implacable, injuste et sans pitié.
Vous êtes arraché à votre quotidien.
Seules dix minutes vous séparent de la prison.
Pourtant, vos kidnappeurs vont conduire plus de 2H.
Pour vous faire perdre tous repères géographiques.
Dans une camionnette, plongé dans le noir.
Gardez bien en tête la vision de l'extérieur, vous en serez privé pendant votre séjour.

En arrivant, un dilemme. Pièce chaude ou pièce froide.
Entassés à douze, debout, dans une pièce à 38° ou seul dans une pièce a - 5°.
On vous laisse décider de votre supplice.
Il n'y aura pas de bon choix. 
Dans la cellule chaude, les murs suintent. 
Vous restez debout des heures durant.
L'interrogatoire commence à 22H. Il finit à 4h si vous avez de la chance.
Ce qui vous laisse 2H pour récupérer. 
Sinon, la sentence.
Interdiction de dormir ou de s'allonger jusqu'au prochain interrogatoire.
Vous craquez rapidement.
Le manque de sommeil. L'épuisement. Les mêmes questions encore et toujours.
Sur un sujet dont vous ignorez tout.
Les interrogateurs se comptent en milliers.  Ils se relaient pendant que vous luttez. 
Seul.
Pour achever les plus résistants, la torture de la goutte d'eau.
Invention chinoise réputée pour son extrême cruauté.
Attaché au niveau des épaules, un seau d'eau est mis en suspension au-dessus de votre tête.
La goutte retombe inlassablement au même endroit de votre crâne.
Durant des heures.
Des jours.
Petit à petit le poids s'accentue.
Comme si vous deviez résister aux assauts d'une masse.
Alors vous avouez. 
Unique et ingrate issue de secours dont le salut ne sera pas meilleur.
Un autre centre de détention, un jugement ou un camp de concentration pour les moins chanceux.

Cette expérience, notre guide nous l'a retranscrite comme personne.
La voix tremblante sous l'effet des températures négatives, elle nous fait part du sadisme calculé des agents de la Stasi.
Chaque action, chaque geste, chaque parole est destinée à vous anéantir, à vous défaire pièce par pièce avec une méticulosité effroyable.
Soudain, notre guide parle à la première personne. La visite prend une autre dimension.
Sa voix chevrotante du début, que je croyais due au froid, tremble en fait sous les souvenirs douloureux de son séjour à travers ces murs.
Cette femme au courage sans bornes, dont la seule faute fut de s'être battu pour ses idées s'est fait emprisonner 50 ans auparavant pour se faire broyer par un système carcéral irrémédiablement destructeur.
Elle contera les moindres recoins de cet instrument à torture psychologique avec une précision que seul le vécu peut retranscrire. 

Mémorial Hohenschönhausen
Genslerstr. 66
13055  Berlin 
Réservation et information : http://en.stiftung-hsh.de/index.php

Posté le mardi, mars 19, 2013 par Clément Schmitt

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mercredi 13 mars 2013

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Une petite faim avant d'aller chez Madame Claude ?
Arrêtez-vous au Burgermeister.
Le roi des burgers est situé dans le quartier turc de Kreuzberg.
Véritable vivier de bars, restaurants et fast-foods en tous genres.
Les kebabs, burgers et currywurst y sont légions. 

Posté le mercredi, mars 13, 2013 par Clément Schmitt

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samedi 9 mars 2013

Madame Claude Berlin, bar Berlin, club berlin, sortir à Berlin, Berlin pas cher

Madame Claude.
Ancienne maquerelle à la tête d'une horde de prostituées il y a 50 ans de cela.
Un nom plutôt approprié pour ce bar fondé dans une ancienne maison close.
Concept créé par 3 Français, le décor vaut le coup d'oeil.
A l'entrée le tarif varie.
1€ pour les gros radins et jusqu'à 6€ pour les plus généreux/ pas envie de passer pour un gros radin.

Posté le samedi, mars 09, 2013 par Clément Schmitt

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jeudi 7 mars 2013

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Restaurant italien isolé à l'entrée du quartier de Kreuzberg.
Plusieurs minutes de marche après être descendu du U-Bahn (Yorckstraße) on se demande si on ne s'est pas trompé d'adresse.
Parce que oui, l'endroit est désert.
On aperçoit enfin la bannière trentenaire à l'angle de la rue.
L'endroit est bondé mais on trouve une table. Le personnel est très serviable.

Posté le jeudi, mars 07, 2013 par Clément Schmitt

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mardi 5 mars 2013

Mustafa Kebab - Kebab Berlin - Manger à Berlin - Restaurant Berlin -Berlin pas cher










Le meilleur kebab de Berlin.
Petite case posée au milieu de la rue, le lieu ne paye pas de mine.
Seule une longue file d'attente peut attirer votre attention.
De jour comme de nuit, comptez au minimum 30 minutes pour accéder à l'orgasme gustatif.
Il nous a fallu plus d'1H30 la première fois.
2,90e le kebab et 3,90e le dorum.

Posté le mardi, mars 05, 2013 par Clément Schmitt

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lundi 25 février 2013


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Archtung, bitte beachten … l’agression auditive peut surprendre au début.
Embarqué dans le métro à la sortie de l’avion, nous voilà enfin à Berlin.
Direction une auberge de jeunesse. 
Deux nuits réservées dans le quartier de Warschauer, temple des clubs et des bars en tous genres.

Posté le lundi, février 25, 2013 par Clément Schmitt

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samedi 23 février 2013

Partir à Berlin - Sortir à Berln - Habiter Berlin - Bons Plans Berlin - Berlin pas cher














Fin du Master 1, la vie étudiante arrive à son terme.
Un dimanche après-midi de lendemain de cuite, Bernard de La Villardiere m'annonce qu'il va me parler des étudiants qui s'amusent à Berlin.
Et c'est vrai, ils s'y amusent.
Beaucoup même.
Entre le KitKatClub qui te met à poil et les épiceries insomniaques, le côté barré, l'esprit libre et l'ambiance fun me séduisent.
Mes yeux vitreux errent toute la journée sur différents blogs et autres récits déjantés.
Lentement, l'envie de découvrir tout ça de mes propres yeux s'immisce.
Rapidement, l'idée de vivre une dernière année insolite, avant de s'engouffrer dans le tunnel de la vie active, germe définitivement.

L'université propose des reports d'admission.
Un an pour réaliser un projet personnel, professionnel ou bien même glander avant d'effectuer le Master 2. 
J'en parle à des potes. 
J'arrive à en chauffer 2 ou 3. 
Bernard achève de les convaincre.
On s'occupe de l'infecte paperasse pour reporter notre année et on commence à chercher du taf.
Ah merde, c'est vrai qu'ils parlent allemand en Allemagne. 
Moi qui croyais encore il y a quelques semaines que "tchuss" était un mot inventé par les inconnus dans "Les 3 frères".
On s'en fout, on veut y aller. 
Du coup on cherche un stage dans un service français.
On trouve. Ca devient déjà plus réel.
On a notre date de début de stage: 1er Octobre.. Ca devient carrément concret.
On prend nos billets d'avion. 
Putain, on y va vraiment en fait.
24 Septembre: jour de départ.
Pas d'appart sur place mais c'est parti. 
Dernière année d'aventures dans une ville qui promet des expériences multiples, variées et peu communes.


Posté le samedi, février 23, 2013 par Clément Schmitt

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